samedi 5 septembre 2009

La réunion du jeudi

Jeudi après-midi j'ai eu le privilège de participer à une réunion de tous les PP avec la direction. Malheureusement au cours de cette réunion j'ai vite été complètement débordé. En effet certains points m'ont laissé méditatif :

JMF, CFG, IA, DNB, VSP, LP, LGT, CFA, BEP, CAP, IAIPR, ITSI, PPRE, FSE, CA, A1, R2, ASSR, B2I, A2, AOP, ...

Sans commentaires...

Un démarrage violent

La réunion de pré-rentrée avait lieu le mardi, et les enseignants commencent le vendredi. Cela laisse donc deux jours pour préparer les premiers cours et pour se familiariser avec l'établissement et les niveaux à enseigner.

Ceci est vrai SAUF pour les professeurs principaux qui avaient à accueillir les élèves dès le mercredi et qui avaient par la suite des réunions le jeudi. Or il se trouve que je suis cette année professeur principal d'une classe de cinquième. Dans le jargon enseignant on dit PP pour Professeur Principal, et je garderai donc cet acronyme par la suite.

Le rôle du PP m'est encore assez peu connu. Il se décompose entre toute une partie administrative, mais également une partie plus particulière. En cinquième il va falloir que je fasse travailler mes élèves sur "La connaissance de soi". Je sens que ça va être simple...

Bref la rencontre avec mes cinquièmes mercredi a été sportive. Les tenir 4h, leur faire remplir le carnet de liaison, lire le règlement intérieur, vérifier les emploi du temps, expliquer les règles de vie de classe, et tout cela avec une classe difficile...

Je suis malgré tout assez sceptique face à cette année. Je me retrouve avec une charge de plus sur les épaules, et déjà que je ne me sens pas du tout, mais alors pas du tout à l'aise avec le collège, je me demande comment je vais vivre cette année. De toute façon j'ai pas le choix, alors c'est parti.

Les collègues

Tout d'abord je dois des excuses à C-Prof, ma collègue de sciences physiques. En effet j'avais supposé bien vite dans un précédent mail qu'elle me mettrait des bâtons dans les roues (certainement une crainte liée à certains problèmes rencontrés l'année dernière). Enfin bref, elle est vraiment très sympathique et impliquée dans l'établissement.

Mais ce n'est pas tout, la plupart des collègues sont vraiment présents. Tous se sont présentés, sont venus parler, ont donné leurs avis. C'est étonnant de voir la différence par rapport à mon lycée de l'année dernière où peu d'enseignants s'étaient présentés, peut-être à cause du trop grand nombre.

C'est donc une excellente nouvelle pour moi. J'imagine, comme me l'avait précisé M-Prof, mon collègue de collège de l'année dernière, que le nombre plus réduit d'enseignant en collège permet une meilleure interaction entre eux tous. Il me faudra encore quelques établissements pour me faire ma propre idée.

Le collège

La semaine de rentrée est enfin finie, et je prend le temps de raconter un peu ce qui m'est arrivé.

Dans le collège où je suis il y a 7 nouveaux enseignants ainsi que d'autres nouveaux arrivants. Afin de permettre à tout ce nouveau sang de ne pas être perdu, la direction a décidé de nous faire entrer 30 minutes avant tout le monde pour nous faire une petite présentation du lieu.
Cette première présentation fut assez simple. Après nous être présentés les uns les autres, la principale nous a parlé un peu du collège.
Je suis donc en RRS (Réseau Réussite Scolaire), c'est le nouveau nom que l'on donne aux ZEP (Zone d'enseignement prioritaire). Les établissements RRS sont donc des lieux pas forcément simples, mais qui restent moins difficile que les RAR (Réseau Ambition Réussite).
L'établissement accueille 70% de familles défavorisées et chaque année le collège reçoit autour de 20 dérogations pour ne pas avoir à y aller.
De plus dans la "ville" en question il y a 4 collèges et depuis quelques années il est question d'en fermer un. Et vu que ce collège est le moins réputé, c'est celui-ci que l'on montre du doigt.

Suite à cette présentation assez inquiétante, toute l'équipe s'est réunie et la réunion de rentrée pour tous a pu commencer. Description des résultats de l'année passée, bilan des orientations, plan incendie, plan séisme, plan grippe A, planning de l'année, toutes ces informations distillées en deux heures.

Finalement le collège a l'air effectivement difficile, mais l'équipe est motivée, présente, impliquée, et j'imagine que toute cette aide sera là pour tous les nouveaux qui vont certainement en avoir besoin.

lundi 31 août 2009

La veille de la rentrée

Voilà, c'est le 31 août. En plus d'être un jour important pour différentes raisons, c'est également la veille de la reprise des enseignants. Je suis donc installé dans mon nouveau chez moi et j'ai beaucoup de choses à régler avant d'avoir fini de préparer ma rentrée.
Je suis donc en Zone de Remplacement, ou "ZR". Cela signifie que je suis rattaché à un établissement, mais que j'enseigne dans ceux dans lesquels on m'enverra.
Mon lycée de rattachement est justement à 5 minutes à pieds de chez moi, c'est tout de même pratique. C'est donc là bas que je recevrai mes documents administratifs, que j'aurai à fournir tout justificatif, et c'est également lui qui me notera.
Par contre j'ai un remplacement à l'année dans un collège à 20 km de chez moi. J'aurai en charge 4 classes de cinquième et 3 classes de troisième. Je suis en plus professeur principal d'une classe de cinquième.

Voilà qui m'inquiète. Bien entendu, vu que la formation de l'année précédente ne touchait presque qu'au lycée, je suis inquiet quant à savoir si je vais bien m'en sortir cette année. De plus, bien qu'ayant lu les textes officiels sur le rôle du professeur principal, je ne sais pas trop ce qu'il faut faire dans cette fonction.

Enfin si je n'ai pas de troisième, c'est que l'autre professeur de physique de l'établissement, a tenu à les garder comme chaque année, et à ne faire que ce niveau. Je me pose alors une question, pourquoi donc ? Si c'est parce que c'est une classe qu'elle maîtrise bien, parce qu'elle se sent à l'aise avec, pourquoi pas ? Mais je crains que ce soit des motivations différentes. N'avoir qu'un seul niveau à préparer, garder le niveau le plus "intéressant", avoir le niveau le moins difficile. Effectivement le proviseur m'a informé que les cinquièmes étaient très difficiles dans ce collège.

Je verrai bien demain de toute façon. Alors je souhaite bon courage à tous les enseignants qui reprennent demain.
Bonne rentrée.

mardi 18 août 2009

Réflexion sur les certifiés et les agrégés

Au delà de la différence de salaire qu'il existe entre un certifié et un agrégé il y a le volume horaire. En effet un certifié doit 18h de cours par semaine alors que l'agrégé doit 15h (n'oubliez pas d'ajouter à cela le complément horaire pour arriver aux 35h hebdomadaires).

Un certifié doit donc 18h de cours plus 17 heures de préparation. L'agrégé, lui, doit 15h de cours plus 20 heures de préparation. Et là je ne comprend plus...

Un agrégé est censé avoir un niveau plus élevé, donc de ce fait il doit être capable de faire un cours plus rapidement. Donc pourquoi ne lui donne-t-on pas plus de 18h par semaine ?

Ne vous méprenez pas, je ne proteste pas contre cet état puisque cela m'arrange grandement, cependant je me demandais où se trouvait la logique d'une telle diminution.

samedi 15 août 2009

Des bureaux pour les profs ?

En revenant à mon histoire précédente des 35h, j’ai eu de nombreuses discussions avec Y-fan. En effet il travaille dans un lieu où les employés pointent. Cela permet d’avoir une certaine liberté dans ses horaires et je trouve cela pas mal du tout.

Les réflexions en sont donc arrivées à ceci : « Pourquoi chaque enseignant n’a-t-il pas un bureau dans son établissement et pourquoi ne pointerait-il pas ? » Naturellement la plupart des collègues avec qui j’en ai parlé trouvent cela scandaleux, mais pour ma part je trouve l’idée très intéressante. Tout d’abord ça libèrerait une pièce chez moi, puisque mon bureau de travail serait au collège ou au lycée, et en plus cela permettrait à la fois aux élèves et aux enseignants de pouvoir voir les gens dont ils ont besoin.

Naturellement dans l’état actuel des choses il est impossible de fournir un bureau à chaque enseignant, mais si cela est possible à la faculté, les infrastructures doivent pouvoir être réfléchies en ce sens. Peut-être verra-t-on cela un jour.